En 2017, les viandes seront sous pression

par Affaires économiques

Rabobank a récemment rendu public un nouveau rapport sur les perspectives mondiales pour les protéines animales. Dans un contexte où l’offre est excédentaire et où la consommation mondiale de viande est en croissance, le rapport anticipe que l’intensification de la concurrence dans le marché ainsi que l’augmentation de l’offre exerceront une pression à la baisse sur les prix et les marges.

Au Québec, on le voit déjà. Dans le porc, le prix a continué de chuter au deuxième semestre 2016, atteignant son niveau le plus bas comparativement à la moyenne des cinq dernières années. Une des raisons étant la surproduction américaine et l’arrimage du prix du porc québécois au prix de référence américain. De plus, Rabobank s’attend à ce que la production aux États-Unis continue de croître pendant la prochaine année. Toutefois, la vigueur du dollar américain et l’incertitude de l’avenir des relations commerciales avec la Chine et le Mexique constituent des défis pour les producteurs américains. Et de probables occasions d’affaires pour le Canada.


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En ce qui a trait à la Chine, Rabobank confirme que ce marché continuera d’être au cœur de la demande mondiale en viandes. Ainsi, les niveaux records d’importation de porc, observés en 2016, devraient se maintenir en 2017.

Enfin, les exigences des consommateurs resteront un thème majeur en 2017. Rabobank prédit une pression croissante des consommateurs et des fournisseurs pour que les producteurs changent leurs pratiques. On pense notamment à l’accent mis sur l’utilisation des antibiotiques et la règlementation sur le bien-être animal. À ce propos, le 10 décembre dernier, la branche canadienne du géant suisse Nestlé a promis, à son tour, de changer son approvisionnement en achetant, d’ici 2025, uniquement des œufs de poules élevées en liberté.


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Pour les producteurs et les transformateurs qui réagissent rapidement en adaptant leurs modèles de production et leurs chaînes d’approvisionnement, ces pressions externes créeront de nouvelles possibilités de croissance, selon l’institution financière.

                           

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