Augmenter la productivité pour plus de croissance

par Affaires économiques

Financement agricole Canada (FAC) a rendu public l’édition 2016 de son étude sur le Commerce et la productivité de l’agriculture canadienne. Il en ressort que pour bénéficier de la croissance de la demande mondiale des produits agricoles, dans un contexte d’affaires internationales en évolution, le Canada devra augmenter ses exportations. Pour ce faire, la productivité devra être accrue.

De plus, des investissements dans la technologie et l’innovation sont nécessaires pour garantir les rendements records à long terme. FAC prévient aussi que pour préserver la viabilité des exploitations agricoles à court terme, la gestion des coûts et l’efficience devront être les grandes lignes.

En effet, le secteur agricole est soumis à des perturbations géopolitiques et économiques redoutables. Alors que l’utilisation des terres arables est au maximum et que la volatilité croissante des prix des commodités menace les profits, on assiste à une reconfiguration géopolitique et commerciale dans le monde. Les événements marquant le Brexit et les impacts de la récente élection américaine en sont quelques exemples. Alors que le PTP est officiellement en passe d’être suspendu, des alliances commerciales, notamment dans les marchés asiatiques, pourraient avoir des conséquences commerciales désavantageuses pour l’économie américaine.


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Des solutions alternatives au PTP sont en train d’être développées et portées par la Chine dans la zone Asie-Pacifique. Entre autres, on peut citer le projet de Zone de libre-échange Asie-Pacifique, qui vise à rassembler les 21 membres de l’organisation de coopération économique de l’Asie-Pacifique représentant près de 60 % de l’économie mondiale et 40 % de la population du monde! Aussi, l’arrivée de nouveaux joueurs, tels le Brésil et la Russie, intensifie la concurrence sur les marchés internationaux. Ces différents éléments risquent d’affecter les flux d’échanges.

Avec des prévisions positives de croissance de l’économie mondiale (+ 2,8 % en 2016 et +3,2 % en 2017 selon la Banque du Canada), la demande internationale des produits agricoles continuera d’augmenter. D’ailleurs, dans le marché mondial des produits laitiers, on observe déjà une remontée des prix, en raison du retour des acheteurs chinois. Précisons que la Chine et les États-Unis occupent respectivement le premier et le deuxième rang des importations agricoles dans le monde. La proximité du Canada avec son voisin américain; un projet d’accord commercial Chine-Canada et un projet d’accord de partenariat économique entre le Japon et le Canada constituent des atouts inestimables pour la compétitivité de l’agriculture d’ici. Ainsi, le Canada qui est un exportateur net des produits agricoles et agroalimentaires est bien placé pour bénéficier de cette croissance, selon FAC.

Toutefois, afin de préserver cette position concurrentielle, FAC souligne qu’il faut préserver, voire accroitre la productivité au même rythme que dans les dernières décennies. En 2017, FAC prévoit que le dollar canadien restera en dessous de sa valeur moyenne des cinq dernières années par rapport au dollar américain. Ainsi, le huard devrait demeurer concurrentiel sur les marchés agricoles, comparativement à la monnaie de certains plus importants exportateurs comme les États-Unis ou certains pays de l’Union européenne.

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