ALENA: Trudeau à la défense des producteurs agricoles

par Affaires économiques

Crédit photo : Parti libéral du Canada

La pression américaine s’intensifie dans le cadre du libre-échange entre le Canada et les États-Unis et l’avenir de l’ALENA, notamment concernant les dossiers épineux du bois d’œuvre et de la gestion de l’offre.

À la suite des propos de Donald Trump ciblant le secteur laitier canadien le 18 avril dernier, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, dans une entrevue sur Bloomberg, a formellement réitéré le soutien du gouvernement fédéral à la gestion de l’offre et à l’agriculture canadienne.

Considérant l’importance économique du secteur agricole et son rapprochement aux valeurs canadiennes, le président de La Coop fédérée, Ghislain Gervais, dans une lettre adressée au premier ministre, a appelé à ne pas considérer la gestion de l’offre comme une « monnaie d’échange » dans les négociations à venir avec le partenaire américain.


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Précisons qu’au même moment, les dirigeants de l’industrie des produits laitiers d’Australie et de Nouvelle-Zélande envisagent de soutenir les mesures prises par les États-Unis pour attaquer le Canada à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Toutefois, la ministre des Affaires étrangèresChrystia Freeland, a précisé les faits sur le marché laitier canadien qui est en réalité plus ouvert aux importations que le marché américain, ajoutant qu’en ce qui concerne le commerce des produits laitiers, le Canada est conforme à tous les engagements de l’ALENA et de l’OMC.

En fait, contrairement aux dénonciations des producteurs américains, les pratiques commerciales canadiennes ne sont pas « injustes ». Dans une lettre adressée aux gouverneurs du Wisconsin et de New York, l’ambassadeur du Canada aux États-Unis, David MacNaughton, rappelle que le gouvernement canadien n’a pas imposé de nouvelles taxes ou modifié la règlementation afin de limiter les importations des producteurs américains.

Il faut cependant rappeler que la balance commerciale canadienne des produits laitiers est en déficit. Pour les Producteurs de lait du Québec (PLQ), le Canada importe de 8 à 10 % de sa consommation de produits laitiers, alors que les États-Unis n’en importent que 2 %. De plus, les États-Unis ont un surplus de produits laitiers de 400 millions $ avec le Canada, selon le gouvernement du Canada.

                           

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