Vaches hautes productrices et reproduction

par Jean-François Lemay

Si l’on compare les résultats de gestion exceptionnels obtenus par des producteurs de l’Est ontarien, on remarque qu’ils ont tous un point fort en commun : d’excellents résultats en reproduction.

On observe chez certains des intervalles de vêlage aussi bas que 375 jours, et on parle ici de fermes qui produisent plus de 1,45 kg de gras en moyenne par vache par jour (certaines 1,55 et 1,65) pour une production de lait annuelle moyenne de 12 000 kilos. Voilà un dur coup au paradigme qui dit que les vaches hautes productrices ont de piètres résultats en reproduction!

Comment ces producteurs obtiennent-ils de telles performances?

Rigueur, rigueur et rigueur!

Le dénominateur commun de ces fermes consiste à mettre l’emphase sur la détection des chaleurs et une intervention rapide chez les vaches qui ne cyclent pas assez rapidement. La plupart utilisent des outils de détection, que ce soit Herd Navigator, robot (rumination ou mouvement) ou heat time. Ensuite, ils n’hésitent pas à payer pour saillir les vaches : « la saillie qui coûte la plus chère est celle qu’on ne fait pas! » – Armstrong Manor Farm, Calendon, Ontario.

Est-ce payant? À titre d’exemple, passer d’un intervalle de vêlage de 420 jours à 380 représente plus de 11 000 $ pour ces fermes de 400 kg de quota! Et on ne compte pas ici la diminution de l’incidence des désordres métaboliques qui en résultera sûrement, puisqu’un tel intervalle permet de contrôler beaucoup plus facilement les conditions de chair en fin de lactation et ainsi facilite la période de transition. La reproduction est donc la clé de la réussite!

 

 

Portrait de Jean-François Lemay

QUI EST JEAN-FRANÇOIS LEMAY
Jean-François est membre de l'Ordre des agronomes et agit comme conseiller spécialisé en production laitière à La Coop fédérée.

jean-francois.lemay@lacoop.coop

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