Vos luzernières ont-elles survécu?

par Laurier Doucet

Crédit photo : 123RF

La chaleur et le beau temps sont à nos portes. Il est bientôt temps de faire la tournée des luzernières afin de s’assurer qu’elles ont bien survécu aux rigueurs de l’hiver.

Dans le cas contraire, il faut rapidement prendre des mesures pour assurer un approvisionnement en fourrage adéquat.

Évaluation

Une façon simple d'estimer la survie de la luzerne, à cette période de l'année, consiste à «tirer» sur les plants de luzerne. S'ils s'arrachent en se détachant du collet, ces plants sont considérés comme morts.

Un autre indice de la mortalité d’un plant de luzerne est l’examen des racines qui, une fois déterrées, dégagent une odeur de pourriture, sont flasques ou s’effritent lorsqu’on les frotte.

Une observation des bourgeons lorsque la température s’est suffisamment réchauffée peut également être faite.

S’ils sont bruns et qu’il n’y a aucune amorce de pousse verte, la luzerne est considérée comme morte. Si la population estimée est insuffisante, hâtez-vous de réensemencer, car le temps presse! Tableau : Évolution de la population de la luzerne

Ressemer de la luzerne dans une luzernière n'est pas l’idéal. Souvent, des plants de luzerne, existants ou morts, empêchent les nouvelles semences de pousser ou de croître normalement. C’est un phénomène d’autotoxicité.

Une pratique des plus courantes dans les luzernières partiellement détruites est de ressemer du trèfle dans les zones endommagées afin de réduire la possibilité d’autotoxicité.

Dans le cas d’une prairie qu’on souhaite restaurer pour une dernière année, le raygrass présente une autre possibilité intéressante, étant donné sa rapidité d’établissement et son excellent rendement.

Le trèfle d’Alexandrie et le festulolium de type ray-grass (Perseus) sont également des options intéressantes pour prolonger une prairie une dernière année.

Si l’ensemble du champ est endommagé, il est recommandé de le détruire avec un herbicide à base de glyphosate et de le ressemer.

L’ensilage de maïs est, sans contredit, la première option à considérer s’il est possible de produire cette culture et de l’entreposer.

Les protéo-mix et le sorgho sont d’autres choix de fourrages intéressants.

Le soya d’ensilage est également une autre option. Cette culture permet d’obtenir un rendement élevé de matière sèche riche en protéines.

Une autre solution, au manque de fourrages, est la combinaison de céréales d’automne et de céréales de printemps semées au printemps.


À lire : Blé d'automne : survie après l'hiver


 

Portrait de Laurier Doucet

QUI EST LAURIER DOUCET
Membre de l'Ordre des technologues du Québec, Laurier est gestionnaire de comptes à La Coop fédérée.

laurier.doucet@lacoop.coop

 

0 Commentaires