Rendement des fraisiers: aller encore plus loin

par Stéphane Perreault

Crédit photo : Les fraîches du Québec

La culture de la fraise continue de progresser à un rythme soutenu. Génétique, physiologie, gestion durable : les avancées ne manquent pas. Voici un biostimulant qui vient accroître les rendements et le revenu brut à la ferme.

En août dernier, la ville de Québec a accueilli des experts des quatre coins du monde à l’occasion du huitième Symposium international de la fraise. Parmi les nombreuses conférences, celle traitant de l’impact d’un biostimulant a retenu mon attention. Regardons de plus les conclusions obtenues.

Le biostimulant utilisé est un extrait d’origine végétale d’Ascophyllum nodosum (une algue marine). Il a été appliqué au goutte-à-goutte 14 jours après la transplantation, puis toutes les deux semaines. Le nombre total de traitements variait selon l’année et le système de production.


À lire aussi :
La fertigation, les étapes en photo


Des résultats concluants

Le tableau 1 présente les rendements pour chacune des années d’essais. Il est plus qu’intéressant d’observer que, bien que le rendement total varie d’une année à l’autre, la différence est toujours à l’avantage du traitement d’A. nodosum, et ce, au cours des six années de recherche. La moyenne cumulée indique une différence statistique de rendement de 15 % en faveur du biostimulant.

Cette variation de rendement s’explique par différents facteurs. D’abord, on a observé une augmentation moyenne de 29 % du nombre de couronnes par plant, qui est passé de 2,14 à 2,77 (tableau 2).

Par la suite, on a observé un écart pour ce qui a trait aux ravageurs. En effet, lors de deux années d’essai (2013-2014 et 2014-2015), le tétranyque à deux points a envahi le champ. Toutefois, les plants traités présentaient beaucoup moins de tétranyques, soit 13 par feuille comparativement à 25,3 pour les témoins.

Enfin, lorsqu’on effectue un calcul technico-économique (tableau 3), on obtient un revenu moyen supplémentaire de 869 $ US par hectare. Soulignons que peu importe l’année d’essai, le biostimulant A. nodosum a toujours permis d’augmenter la rentabilité de la culture.

Cette étude a clairement démontré les bénéfices de l’utilisation d’A. nodosum au goutte-à-goutte dans la production de fraises. Les augmentations de rendement, qui accroissent le revenu brut à la ferme, sont liées à un meilleur développement des plants ainsi qu’à une meilleure tolérance aux stress biotiques et abiotiques. Ce biostimulant liquide est maintenant en vente au Québec, à votre coopérative locale, sous le nom de TONIC.

Portrait de Stéphane Perreault

QUI EST STÉPHANE PERREAULT
Diplômé en agronomie, Stéphane est directeur, protection des cultures à La Coop fédérée

stephane.perreault@lacoop.coop
 

0 Commentaires