Pommes de terre : des outils pour bien démarrer la saison

par Stéphane Perreault

Le printemps est arrivé, c’est le début d’une nouvelle saison de culture. L’objectif est de produire une récolte abondante et de qualité.

Et pour cela, il faut aider la plante à bien démarrer et tenir en échec certaines maladies et insectes pouvant compromettre son établissement. Survol des différents traitements offerts, du tranchage du tubercule à sa plantation.

Le tranchage

Le fait de couper le tubercule crée des portes d’entrée pour les maladies. Précisons qu’aucun traitement ne peut se substituer à une semence de qualité issue d’un entreposage adéquat. Lors du tranchage, il faut viser à obtenir des plantons de grosseur uniforme, soit de 42 à 70 g (1,5 à 2,5 oz), car ils seront garant d’une bonne levée.

Les plantons sont ensuite traités avec un fongicide pour prévenir le développement de maladies pouvant entraîner de graves problèmes de levée.  Ce traitement peut être effectué avec un produit en poudre comme le Maxim MZ PSP ou avec un produit liquide tel que le Maxim D. 

La plantation

La température du sol doit être, au minimum, de 7 ºC à une profondeur de 5 à 7,5 cm (2 à 3 po). Un sol trop froid retarde la levée, augmente le risque de pourriture et réduit le peuplement. La plantation est l’occasion de traiter contre différentes maladies et insectes néfastes. Pensons au champignon causant la rhizoctonie (Rhizoctonia solani). Le traitement au Quadris ou au Vertisan offre une bonne maîtrise de ce pathogène. Une rotation entre ces deux produits en préservera l’efficacité. 

Du côté des insectes, les traitements au planton ou au sillon permettent un contrôle à long terme du doryphore de la pomme de terre, son principal ennemi, mais également contre l’altise, la cicadelle et le puceron.  Depuis une quinzaines d’années, ce sont les insecticides du groupe 4 tel que l’Actara qui font le travail.  Depuis 2014, une nouvelle matière active appartenant au groupe 28 a fait son entrée.  Il s’agit du cyantraniliprole.  On la retrouve en combinaison avec le thiaméthoxame dans le Minecto Duo.  Avec ses deux modes d’action, cet insecticide permet d’optimiser le contrôle du doryphore et de réduire le risque de développement de résistance chez le ce dernier.

Bonne saison!

Portrait de Stéphane Perreault

QUI EST STÉPHANE PERREAULT
Diplômé en agronomie, Stéphane est directeur, protection des cultures à La Coop fédérée

stephane.perreault@lacoop.coop
 

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