Maizex Seeds : amazing!

par Patrick Dupuis

Photo : Dave Baute, président-directeur général et fondateur de Maizex, et Shawn Winter, directeur du développement de produits.

Grâce au partenariat conclu avec Maizex Seeds, La Coop fédérée devient le plus important semencier de propriété canadienne actif dans le maïs et le soya. Les producteurs agricoles d’ici bénéficieront ainsi d’une plus vaste gamme de semences adaptées à leurs besoins.

16 octobre 2018. Tilbury, Ontario. Dès mon arrivée à ses bureaux, Dave Baute m’invite à grimper à bord de son 4 x 4. Direction : les champs où l’on effectue la récolte des semences de maïs que Maizex commercialisera partout au Canada.

L’entreprise qu’il a fondée en 1986 avec sa conjointe, Brenda, a commencé ses activités dans la ferme familiale où il a vu le jour. L’exploitation, qui s’étend aujourd’hui sur 2700 acres, produit des semences de maïs et de soya, les deux principaux secteurs d’activité de Maizex.

Nous sommes dans la région de Chatham-Kent. Les sols, constitués de loams argileux et sablonneux, sont riches et fertiles. Ce sont les terres les plus au sud du pays – anciens marécages asséchés pour pouvoir y pratiquer l’agriculture.

Dave est comme bon nombre d’entrepreneurs : amical, attentionné, volubile, la tête remplie de projets. Et c’est un véritable gars de terrain.

Outre celle de Dave et Brenda, de nombreuses exploitations agricoles produisent des semences de maïs et de soya à forfait pour Maizex, un marché hautement spécialisé qui demande une rigueur à toute épreuve. La quarantaine d’employés de l’entreprise s’y consacre avec passion et avec la satisfaction de la clientèle en tête.

« Notre entreprise fonctionne selon un modèle d’affaires à trois niveaux, explique Dave Baute. Notre stratégie d’accès aux marchés repose sur une combinaison de marchands et de détaillants dévoués à la marque qui ont accès aux agriculteurs. Le réseau La Coop est un ajout au modèle de Maizex. »

 

Un modèle unique

Maizex positionne ses variétés dans l’ensemble du Canada en offrant des produits de toutes maturités, des plus hâtives aux plus tardives. Cette couverture, rendue possible grâce aux partenariats avec plusieurs fournisseurs de génétiques, est combinée au propre programme d’amélioration du semencier, qui met l’accent sur la création d’hybrides ayant une maturité de 70 à 85 jours.

« C’est un marché qu’occupent peu d’acteurs et dans lequel nous avons acquis une expertise, explique Shawn Winter, brillant agronome spécialisé dans la génétique du maïs et directeur du développement de produits chez Maizex. On ne veut pas faire ce que tout le monde fait. On veut développer la clientèle dans l’Ouest canadien, au Québec et dans les Maritimes. »

Maizex met au point ses hybrides en choisissant avec grand soin les lignées parentales. Certaines lignées présentent des caractéristiques femelles recherchées (rendement en semences élevé, qualité du grain), alors que d’autres ont des caractéristiques mâles avantageuses (capacité à produire beaucoup de pollen). En croisant ces lignées à force d’essais et en éliminant tout ce qui ne correspond pas aux exigences du semencier, on obtient les lignées parentales désirées (robustesse, fort rendement, poids spécifique élevé, etc.).

Les lignées de maïs sélectionnés par Maizex sont testées dans près de 6000 parcelles expérimentales, en Ontario, au Québec, au Manitoba, en Alberta et en Colombie-Britannique.

Puis, dans ses parcelles de reproduction de semences de maïs destinées aux producteurs de grains, Maizex sème les parents qui ont été sélectionnés en fonction des caractéristiques recherchées : rendement, résistance aux maladies, robustesse, etc. « On croise deux variétés de maïs génétiquement différentes afin de favoriser la vigueur hybride », explique Dave Baute.

Greg Stewart est aussi loquace et enthousiaste que ses deux collègues. Expert en agronomie chez Maizex, il se concentre sur les besoins des producteurs (semis, fertilisation, drainage, compaction, suppression des maladies) en appuyant l’équipe technique et les détaillants. « On fait les meilleures recommandations en fonction des hybrides choisis par les producteurs et de leur mode de régie, dit-il. On ne se contente pas de vendre des sacs de semences! »

« L’achat de semences est la décision d’affaires la plus importante qu’un producteur puisse prendre », croit Dave Baute.

« À mes débuts, les producteurs s’attendaient à une levée de 85 %; aujourd’hui, ils ne veulent rien en deçà de 95 %, poursuit l’entrepreneur de 60 ans. Ils veulent des résultats, car la rentabilité de leur ferme en dépend. »

Dave et Brenda ont mis sur pied une société solide et réputée. « Nous voulons la mener encore plus loin, dit l’entrepreneur. Afin de nous mesurer aux grands de ce monde, nous devons doubler nos activités. Pour cela, il nous fallait un partenaire d’affaires. Avec La Coop fédérée, Maizex est vouée à un bel avenir et continuera de prospérer. »

 

La Coop fédérée et Maizex : partenaires d’affaires

L’unification des marques Elite et Maizex, résultant du partenariat d’affaires entre La Coop fédérée et Maizex, donnera accès aux producteurs d’ici et d’ailleurs au Canada à une gamme complète de semences, des plus hâtives aux plus tardives. Cette coentreprise de production et de distribution de semences permettra aux deux partenaires de consolider leur présence au pays, de créer des synergies entre leurs activités respectives et de se positionner à titre de semenciers appartenant à 100 % aux producteurs agricoles canadiens.

Portrait de Patrick Dupuis

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop

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