L'équipe ruminants La Coop à l'Université de Guelph

par André Roy

Photo : L'équipe ruminants La Coop en compagnie du Dr Vern Osborne de l'Université de Guelph

Les 25 et 26 mai dernier, l’équipe des conseillers et conseillères spécialisés et nutritionnistes en production laitière de La Coop fédérée s’est rendue au Centre de recherche et d’innovation laitière de l’Université de Guelph, une toute nouvelle unité récemment inaugurée en grande pompe.

Cette formation continue, fortement encouragée à La Coop fédérée, permet d’être à l’affut des nouvelles recherches en production laitière et d’ainsi mieux soutenir les experts-conseils et leurs clients.

La ferme de recherche de l’Université de Guelph compte 180 vaches en stabulation libre avec robot, un carrousel de traite et 4 salles indépendantes pour les veaux. Les émissions de gaz peuvent être mesurées et pourraient être récupérées pour alimenter une serre.

Cette ferme a été construite au coût de 25 M$ grâce à une entente entre les Producteurs laitiers de l’Ontario, le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario, l’Université de Guelph et à des dons privés.

Notre hôte pour la visite, le Dr Vern Osborne bouillonne d’idées. « Le projet initial aurait pu coûter 50 M$ pour un centre en autonomie complète, dit-il. L’eau nécessaire aurait été récoltée du toit pour être entreposée dans les murs. Les surplus auraient servi à de l’irrigation. » D’autres innovations du genre auraient fait partie du projet, toutefois, le budget ne le permettait pas et M. Osborne a dû le réduire de moitié. « Si l’idée n’est pas absurde à son départ, elle n’a aucun espoir », dit-il en citant Albert Einstein.

Pour commencer la journée, Tom Wright, Ph. D., nutritionniste laitier au ministère de l’Agriculture de l’Ontario, nous a présenté les résultats de projets qu’il supervise avec des étudiants. L’alimentation varie énormément d’une ferme à l’autre, dit-il. « Plusieurs fermes n’ont qu’un seul compartiment et pourtant, avec un robot, on devrait pouvoir s’équiper pour ajuster l’alimentation sur une base individuelle », souligne Dr Wright.

En stabulation libre, que ce soit au robot ou en salon de traite, les vaches doivent avoir accès à leur aliment sans effort, ajoute notre hôte, le Dr Trevor deVries. « Si les vaches se lèvent chaque fois qu’on repousse l’aliment ou qu’on en amène du nouveau, il est déjà trop tard », précise-t-il. Ce dernier nous a aussi parlé de ses dernières recherches en comportement animal reliées à l’alimentation. Les vaches doivent se reposer et, pour cela, elles doivent avoir un environnement confortable.

Pour Chris Weir et son fils, de la ferme Gorweir Farm visitée durant notre séjour, les nouvelles règles du programme ProAction concernant le bien-être animal les ont menés à construire une nouvelle étable avec robot de traite. Une particularité de cette entreprise que l’équipe a bien appréciée est l’aménagement arrière du robot en litière profonde et l’accès facile à la litière qui simplifie l’entretien.

Enfin, Terry Martin, de Creekedge Farms, produit près de 28 litres par vache au robot avec ses Jersey dans un environnement de propreté remarquable. Toutefois, M. Martin n’aime pas la machinerie plus qu’il ne le faut. Sa solution : « Les balles de foin sec et de paille sont produites à forfait et cela me laisse du temps pour m’occuper de mes Jersey et de ma production de poulets de chair. »

L’agriculture est un secteur qui évolue très rapidement, il est donc important de rester en contact avec des chercheurs et leurs installations à la fine pointe. Les notions acquises lors de ces rencontres s’ajoutent à notre bagage de connaissances dans le but de vous aider à atteindre vos objectifs.

Portrait de André Roy

QUI EST ANDRÉ ROY
Détenteur d'une maîtrise en nutrition animale de l'Université Laval et membre de l'Ordre des agronomes du Québec, André est nutritionniste en production laitière à La Coop fédérée.

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