La Filière porcine coopérative : le meilleur des deux mondes

par Céline Normandin

Pas facile d’être producteur porcin par les temps qui courent, mais Jeanne et Jean-Luc Leblanc et leur fils Alexandre, de Saint-Barnabé-Sud, ont su tirer leur épingle du jeu.

Hausse du prix des intrants, dollar canadien robuste, maladie : les malheurs semblent s’abattre les uns après les autres dans le secteur porcin au Québec. Certains producteurs ont réussi à tenir le coup, d’autres pas. Beaucoup ont jeté l’éponge dans les dernières années.

La Coop fédérée a proposé sa solution pour mieux traverser les crises et donner une chance à la relève : regrouper des producteurs indépendants dans une Filière coopérative de production de viande standardisé, afin de répondre aux besoins d’acheteurs de plus en plus exigeants. La Filière préserve l’indépendance des producteurs, tout en ciblant un potentiel de marché plus lucratif et en offrant différents services, tels que l’expertise en gestion d'élevage, en recherche, en génétique et en alimentation. À cela s’ajoute l’expérience d'Olymel dans les secteurs de l'abattage, de la transformation et de la mise en marché du porc à l'échelle mondiale.

Les Leblanc y ont cru dès le départ. Titulaire de deux DEP de l’école professionnelle de Saint-Hyacinthe, Alexandre est la quatrième génération à s’établir sur cette terre. Propriétaire de 20 % des actions, il s’acquitte presque entièrement de la gestion de la ferme porcine de type naisseur-finisseur qui compte 245 truies et met en marché en 5000 porcs par année.

Le jeune homme ne voit que des avantages dans la formule de la Filière porcine coopérative, laquelle correspond à son modèle d’affaires. Il demeure indépendant et gère sa ferme comme il l’entend, tout en ayant l’appui d’une organisation d’envergure. « C’est un modèle qui soutient davantage la relève et le modèle des fermes familiales », croit-il.

Pour plus de détails, voir l’article dans l’édition de novembre-décembre 2013

Portrait de Céline Normandin

QUI EST CÉLINE NORMANDIN
Détentrice d’une maîtrise en science politique, Céline est journaliste-pigiste auprès du Coopérateur. Et ce n’est pas par hasard si elle se retrouve aujourd’hui à couvrir le secteur agroalimentaire puisqu’elle a grandi sur une ferme laitière. Sa famille est d’ailleurs toujours active en agriculture. 

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