Jour de formation au RP2R

par Étienne Gosselin

C’est le 17 février dernier à Drummondville que s’est tenu une demi-journée de formation à l’intention des 150 producteurs et intervenants présents à l’invitation du Regroupement porcin des Deux Rives (RP2R). Au menu : cinq conférences sur des thèmes d’actualité.

  • La main-d’œuvre. Martin Méthot, de Momentum agricole, exhorte les producteurs à accorder plus de temps à un actif précieux : les ressources humaines. Mieux vaut allouer du temps à mettre par écrit un guide d’accueil, un contrat de travail, une description des tâches et des évaluations périodiques que de gérer des conflits… ou de devoir former de nouveaux employés en raison d’un fort roulement du personnel. « La main-d’œuvre peut être un frein important… ou un tremplin! », résume le conférencier.

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  • Bien-être animal et actes d’abus. Marie-Josée Turgeon, coordonnatrice qualité et bien-être animal chez Olymel, insiste pour que les producteurs se dotent d’un registre pour documenter les interventions auprès des employés en matière de bien-être animal. Car de nos jours, « il faut expliquer ce qu’on fait et faire ce qu’on dit qu’on fait », estime-t-elle. Les affiches du programme See it, stop it! conçues par le Center for Food Integrity des États-Unis sont un premier pas pour montrer à tous que le bien-être animal est une préoccupation quotidienne.
  • Utilisation des antibiotiques. Le volubile vétérinaire du RP2R, Martin Choinière, fait de la résistance aux antibiotiques une priorité, surtout pour ceux servant en médecine humaine. Le praticien explique que la tendance est irréversible vers une utilisation minimale des antibiotiques. L’âge d’or des antibiotiques serait même révolu, car on ne trouve pratiquement plus de nouvelles molécules et l’antibiorésistance devrait même devenir la cause principale de mortalité en 2050, avec plus de 10 millions de morts par année. Un programme pancanadien de mesure de la consommation d’antibiotiques par porc produit est en cours d’élaboration car, pour encourager la réduction, il faut d’abord connaitre la consommation.
  • Le progrès génétique. Marquis Roy, directeur technique d’Olymel témoigne des efforts de l’entreprise en matière de progrès génétique. Avec l’aide de 128 stations d’alimentation individuelle réparties dans 11 bâtiments et d’un tout nouveau (décembre 2016) tomodensitomètre (scanner) pour mieux sélectionner les géniteurs les plus prometteurs, l’amélioration génétique est au rendez-vous. La conversion alimentaire, qui compte pour 60 % de l’indice de sélection des lignées Duroc et pour 36 % dans le cas des lignées Yorkshire et Landrace, poursuit sa baisse. De 2,32 en 2014, elle est maintenant de 2,00 pour le Duroc, ce qui laisse présager des économies d’aliment d’au moins 7 $ par porc produit. Un taux de remplacement annuel des verrats de 90 % permet une diffusion rapide des avancées génétiques.
Portrait de Étienne Gosselin

QUI EST ÉTIENNE GOSSELIN
Étienne collabore au Coopérateur depuis 2007. Agronome et détenteur d’une maîtrise en économie rurale, il œuvre comme pigiste dans la presse écrite et électronique. Il habite Stanbridge East, dans les Cantons-de-l’Est.

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