Génétique Hendrix : la performance d’abord

par Patrick Dupuis

Photo: Hendrix Genetics

Le savoir-faire et les lignées d’oiseaux d’élevage de l’entreprise Hendrix Genetics sont reconnus partout dans le monde.

Cette réputée société néerlandaise, fondée par une famille de producteurs agricoles, approvisionne le réseau La Coop depuis de nombreuses années, notamment en poules pondeuses d’œufs de consommation. Les producteurs en tirent des bénéfices importants en matière de productivité et de rentabilité.

Pour Dave Libertini, vice-président de Hendrix pour la région des Amériques, les performances des animaux d’élevage n’ont pas dit leur dernier mot. Dans la volaille, entre autres, le potentiel est énorme, croit-il.

« Je ne vois pas de limite biologique à la performance, qu’il s’agisse de rapidité de croissance ou de production d’œufs, dit-il. On dispose d’une excellente variabilité génétique. »

Dans la production d’œufs, donne pour exemple Dave Libertini, on a réussi à faire pondre à des poules jusqu’à 500 œufs en 100 semaines. Au Canada, on ne garde pas les oiseaux en élevage aussi longtemps, mais le potentiel est là, dit-il.

Alimentation, génétique et gestion de haut niveau ainsi que réduction du stress infligé aux oiseaux ont permis l’atteinte de ces performances fulgurantes.

 

Objectifs d’élevage

« Hendrix Genetics se positionne tout au début de la chaîne de production de l’élevage animal, indique Dave Libertini. Notre génétique passe entre les mains des multiplicateurs, des producteurs agricoles, des abattoirs et des marchés de détail. Nous sommes tous liés, et chacun des maillons de la chaîne influence l’autre. »

Couvoirs et producteurs de volaille recherchent de la valeur, de la performance et de la rentabilité. Ils veulent des oiseaux productifs, qui consomment peu, sont faciles à gérer et dont le taux de mortalité est faible.

 

Défis de productivité

La productivité et la rentabilité demeurent les éléments clés que l’industrie et les producteurs recherchent, fait savoir Dave Libertini. Et il faut les satisfaire tout en répondant aux nouvelles exigences de la société : oiseaux à croissance plus lente, poules en liberté, alimentation sans antibiotiques…

« Nous devons cesser d’utiliser les antibiotiques à titre préventif dans les élevages ou pour favoriser la croissance des oiseaux, souligne le vice-président de Hendrix. En même temps, les interdire complètement, y compris de façon curative, peut soulever d’importantes considérations de bien-être animal. Les producteurs sont soucieux de la santé de leurs oiseaux. Ils n’accepteront pas de les laisser souffrir d’une maladie que des antibiotiques pourraient traiter. »

C’est pourquoi Hendrix Genetics fait le plus de sélection possible pour obtenir des oiseaux robustes et résistants aux maladies, indique Dave Libertini. Plus l’immunité des oiseaux est élevée, moins il est nécessaire de faire usage d’antibiotiques.

La tendance est irréversible, rappelle Dave Libertini. C’est possible d’y arriver. De nouvelles substances remplaceront les antibiotiques, mais cela ne pourra se faire au détriment de bonnes pratiques de gestion. C’est la base de tout élevage qui a du succès, croit le spécialiste. Offrez à vos oiseaux de bonnes conditions d’élevage, ayez sur eux un œil attentif, soyez soucieux des détails. Les meilleurs éleveurs obtiennent de meilleurs résultats (croissance, conversion alimentaire, etc.) sans antibiotiques que les éleveurs moyens qui les utilisent. La technologie aide, mais c’est d’abord la façon de gérer qui compte et permet l’atteinte de résultats, conclut Dave Libertini.

Lire la version complète dans l’édition de juillet-août 2018 du Coopérateur.

Portrait de Patrick Dupuis

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop

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