Ferme Lorka, version 2017

par La rédaction

Photo : Catherine Marquis (à droite), en compagnie de sa soeur Justine et de ses parents, Carl Marquis et Lorraine Lemay.

Lorsqu’on fait référence à la ferme Lorka, située à Sainte-Croix de Lotbinière, on pense notamment à sa croissance constante, son excellente génétique et la propreté des installations. On pense aussi au plaisir tangible des membres qui y travaillent, aux récompenses et distinctions qu’elle a reçues et à la grande hospitalité de la famille. Une entreprise dans laquelle la relève est assurée!

Catherine Marquis, âgée de 27 ans et mère de deux enfants, est actionnaire à 21 % de la ferme Lorka. Cette jeune entrepreneure a commencé les démarches d’acquisition il y a 7 ans. Évidemment, ses mentors, sa mère Lorraine Lemay et son père Carl Marquis, sont toujours à ses côtés.

Ensemble, les Lemay-Marquis possèdent 130 kg de quota, 225 têtes, dont 120 vaches en lait, 240 ha (600 acres) en cultures et 80 ha en boisé. Cette équipe génère 10 574 kg de moyenne à 4 % de gras et 3,5 % de protéines.

S’ajoute à l’entreprise familiale, la division acéricole. Un magnifique bâtiment en bois rond a été construit par la famille dans l’érablière. On y compte 2500 entailles. L’eau y est récoltée de façon traditionnelle, simplement pour le plaisir. Autour de 50 % du sirop produit est transformé à la ferme.


À lire aussi :
Steven Côté Richard, propriétaire à 23 ans


D’employée à actionnaire

Un fort lien de confiance existe depuis toujours entre Catherine et ses parents. Dès son arrivée comme actionnaire, son père lui a remis la gestion d’un secteur majeur, soit celui de l’alimentation animale. De son côté, Carl est responsable de l’entretien, des champs, de la mécanique et de la machinerie, des traitements et des veaux. Lorraine, pour sa part, coordonne la comptabilité et la facturation de l’ensemble des compagnies.

L’intégration de la nouvelle actionnaire s’est faite de façon harmonieuse. Une intégration qui devait, dans un premier temps, passer par un transfert de passion et de connaissances. Même si Carl et Lorraine sont encore jeunes, ils ont rapidement impliqué leur relève dans le travail au quotidien et dans le plan d’affaires. Cela leur a permis de faire le transfert des responsabilités progressivement.

Dans un deuxième temps, puisque la famille comptait également trois autres membres, le couple voulait tenir compte du principe d’équité. Il a donc entrepris des démarches avec une conseillère en gestion et un médiateur du Centre régional d’établissement en agriculture (CRÉA) afin d’organiser une rencontre familiale. L’objectif était d’échanger sur la vision de l’entreprise ainsi que sur les besoins, attentes et rôles des actionnaires. La réunion a été un grand succès. Tous se sont entendus sur la pérennité de l’entreprise. Ils sont fiers et en accord avec la réorganisation ainsi qu’avec le rôle de chacun.


À lire aussi :
Relève féminine à la Ferme Augure


Toujours en mode croissance

Sachant que la ferme aura de la relève, les propriétaires saisissent un grand nombre d’occasions : achat de quota et de terres, construction d’une étable, etc. Bref, l’entreprise est toujours en mouvement.

À court terme, l’entreprise vise une deuxième réorganisation. Notons notamment la fusion de deux fermes, soit celle de Lorka et Des Aigles. Cette dernière relève d’Alexandre, l’époux de Catherine. Ensemble, ils maximiseront les installations et la logistique et fusionneront leurs connaissances et habiletés.

Un autre membre de la famille est sur le point de faire son entrée dans l’entreprise. Il s’agit de Justine qui étudie actuellement en gestion et technologies d’entreprises agricoles, à l’ITA de La Pocatière.

Les autres membres de la famille œuvrent également dans le secteur agricole. Éliane est en médecine vétérinaire et Guillaume est opérateur de machinerie et propriétaire d’une érablière.

La rentabilité, c’est ce qui compte le plus, diront Carl et Lorraine. Ils participent certes aux expositions, mais pour eux ce n’est pas une priorité. « Les expositions, précisent-ils, c’est utile, notamment pour comparer le développement des animaux. C’est aussi un loisir très intéressant pour leur fille Justine. » Par contre, pour la rentabilité, ils comptent plutôt sur la vente de sujets de haute qualité génétique. 

(Source : La Coop Seigneurie)

Portrait de La rédaction

0 Commentaires