Ferme Janiroby vise une sixième génération

par La rédaction

Photo : Guy Lefebvre en compagnie de ses parents Lucie Talbot et Jean Lefebvre

Texte de Laurie Lafontaine Côté, Coordonnatrice aux communications et marketing, La Coop Covilac

Jean Lefebvre a repris la ferme laitière de son père en 1981. Elle était alors composée d’une cinquantaine de têtes et de 72 ha (180 acres) en culture. En 1992, sa femme Lucie Talbot acquiert des parts de l’entreprise. Il a fallu un incendie qui rase tout pour éveiller l’intérêt de la nouvelle génération.

Le 17 avril 2014, un incendie ravage la ferme Janiroby et tout le troupeau de race pure Holstein (41 kg/jour de quota) est anéanti. Jean Lefebvre et Lucie Talbot, membres de La Coop Covilac, se laissent alors un temps de réflexion pour évaluer s’ils reconstruisent l’étable. Le couple était près de la retraite et aucun de leurs trois enfants – Robert, Guy et Vanessa – n’avait manifesté le désir de s’établir en agriculture.


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C’est toutefois durant leur période de réflexion que leur fils Guy change d’avis et leur annonce qu’il aimerait s’établir en agriculture. Inutile de mentionner que les parents étaient très heureux parce que le troupeau leur manquait énormément. Et sans relève, ils se voyaient mal reconstruire pour quelques années seulement.

Guy avait travaillé dans différents domaines, mais n’avait pas trouvé de passion dans ce qu’il faisait. Il a fallu le feu pour qu’il se rende compte que l’agriculture lui permettait de ne pas avoir de patron et d’avoir un revenu assuré. Il voyait aussi d’un bon œil l’idée de travailler dans un bâtiment neuf qu’il pourrait, en collaboration avec ses parents, faire construire à son goût.

Il s’implique donc dès le début du projet de reconstruction. Pour lui, il est important de travailler dans un bâtiment où il y a de l’espace et de la lumière. La mise en place d’un robot de traite lui semble aussi un élément essentiel, puisqu’il n’y a aucun employé à la ferme, et que les travaux à forfait durant l’été prennent beaucoup de temps à gérer. C’est donc en juillet 2015 que la construction commence.


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Les parents comptent se retirer graduellement dans les 10 prochaines années pour laisser plus de place à Guy. Par la suite, ce sera sa conjointe, Samantha Lepage, qui sera intégrée à l’entreprise. Jean ne se voit pas comme un retraité à temps plein, il souhaite donc continuer d’aider son fils. Quant à Lucie, en plus de travailler à la ferme et de faire la comptabilité, elle est très active sur les plans communautaire et municipal. Elle n’aura donc aucune difficulté à combler son horaire lorsqu’elle cédera sa place à sa belle-fille Samantha.

À ce jour, Guy détient 50 % des parts de l’entreprise qui compte aujourd’hui 62 kg/jour de quota, et la même superficie de terre, soit 72 hectares. Jean et Lucie en détiennent chacun 25 %. Guy a l’intention de faire évoluer l’entreprise en augmentant le quota et en achetant de nouvelles terres. L’objectif est d’améliorer la rentabilité de la ferme. À son tour, Guy aimerait voir une sixième génération de Lefebvre s’installer sur cette terre. Quelques neveux et nièces démontrent un intérêt.

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