Diane Manseau: 5e génération dans la ferme familiale

par La rédaction

Diane Manseau est née à Baie-du-Febvre. Toute jeune, elle aimait travailler dans la ferme familiale. Ses parents étaient propriétaires de quelques terres et vaches laitières. Après des expériences de travail à l’extérieur, elle a pris la relève.

Détentrice d’un DEC en hygiène publique, elle a travaillé dans ce domaine pendant 10 ans, en inspection, pour le MAPAQ. Cette expérience lui a permis de repérer rapidement les bêtes malades et leurs maladies, ce qui lui est toujours utile dans son travail.

Elle a ensuite travaillé dans le transport avec son mari, de 1994 à 1999. Ils avaient un camion et faisaient des voyages aux États-Unis. Puisque son conjoint, qui exerce toujours ce métier, n’est pas souvent à la maison, Diane consacre presque tout son temps à sa passion pour les animaux et sa ferme.

En 1999, elle prend la relève de la ferme familiale, alors devenue une entreprise de grandes cultures. Son père avait vendu le troupeau plusieurs années auparavant, ne sachant pas qu’il aurait de la relève et pour divers facteurs économiques de l’époque.

Quelque temps après l’achat, Diane intègre quelques vaches de boucherie dans l’étable. En 2004, elle déménage son troupeau dans l’ancienne ferme de son père.


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L’entreprise compte 32 vaches et 50 ha (123 acres) en cultures. Diane adore ses bêtes et elle entretient une relation particulière avec son troupeau. Elles la reconnaissent comme si c’était leur mère. Toutes ses vaches ont un nom et Diane connaît la personnalité de chacune. Elle réduit leur stress au minimum afin de garantir une qualité élevée des sujets qu’elle met en marché.

Grâce à l’insémination artificielle, elle obtient des veaux de haute qualité. Le magasinage qu’elle préfère, c’est dans les catalogues de génétique de taureaux des centres d’insémination qu’elle le fait. Un de ses sujets a même paru dans une revue du CIAQ, ce dont elle est très fière. Diane, qui vise un haut taux d’efficacité en reproduction, n’a perdu aucun veau au cours des quatre dernières années.

Propriétaire unique de son entreprise, Diane mentionne que les gens sont surpris de constater qu’elle l’a gérée seule toutes ces années. Même avec des équipements qui ont de l’âge, elle obtient de bons rendements et se dit comblée.

C’est grâce à sa persévérance, sa patience et son travail acharné qu’elle a atteint le succès, tant pour le troupeau que pour les terres. Le travail s’est fait graduellement, notamment le drainage (de 1999 à 2001), puis le nivellement (de 2012 à 2015). Elle aimerait continuer dans cette voie pour les années à venir, tout en améliorant son troupeau.

Son père, âgé de 82 ans, l’aide lors des périodes achalandées. De plus, Diane a l’appui de ses nièces et de sa sœur qui sont aussi polyvalentes qu’elle. Même si elle n’est pas prête à se retirer, elle aimerait un jour accueillir de la relève pour donner suite à ce qu’elle a accompli.

(Source : La Coop Covilac)

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