Croître et prospérer dans le porc, c'est possible!

par Céline Normandin

Benoit Marquis a débuté comme producteur parce qu’il y voyait un moyen de bien gagner sa vie. Aujourd’hui, il est encore producteur parce qu’il aime toujours son métier, mais aussi parce qu’il y croit et qu’il en est passionné.

Pour Benoit Marquis, de Saint-Valérien-de-Milton, salubrité, biosécurité et propreté vont de pair et sont primordiales. Il en fait une priorité depuis ses débuts comme éleveur, dans les années 1970. « Un environnement propre et sain, c’est la base », indique le producteur, qui avoue être maniaque sur ce point.

Difficile de contredire M. Marquis, surtout à la suite de l’épidémie de diarrhée porcine qui a affecté le Canada ces derniers mois, après avoir causé des ravages aux États-Unis. Une autre tuile pour un secteur qui a eu son lot de problèmes au fil des années. Benoit Marquis les a tous traversés, de la « maladie mystérieuse » des années 1990 au circovirus des années 2000. À cela est venu s’ajouter le resserrement du Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA), de La Financière agricole, en 2009, qui a été le coup de grâce pour bien des producteurs de porcs indépendants.

Benoit Marquis a lui-même dû revoir sa gestion pourtant serrée pour pouvoir dégager une marge suffisante et conserver la rentabilité. À titre d’engraisseur, la ferme s’en était toujours bien tirée avec sa pouponnière de 1300 places et deux bâtiments d’engraissement de 950 et 1200 places.

« Il y a de l’avenir dans le secteur porcin, dit-il. Mais il ne faut pas seulement produire des cochons, il faut gérer sa ferme comme une business, car tout coûte plus cher et les marges de rentabilité rapetissent d’année en année. Il faut devenir multifonctionnel comme producteur et maîtriser les outils d’avenir, comme les contrats à terme. »

Pour plus de détails, voir l’article dans l’édition d’octobre 2014

Portrait de Céline Normandin

QUI EST CÉLINE NORMANDIN
Détentrice d’une maîtrise en science politique, Céline est journaliste-pigiste auprès du Coopérateur. Et ce n’est pas par hasard si elle se retrouve aujourd’hui à couvrir le secteur agroalimentaire puisqu’elle a grandi sur une ferme laitière. Sa famille est d’ailleurs toujours active en agriculture. 

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